1642, Loup Rouge

Hey gars, fille, toé chose-là! Ta petite ale blonde du soir ou du midi, toé qui l’aime dans toute sa volupté, toé l’assoiffé(e), cette bière là est pour toé mon (ma) fand’chienne!

Oui, car tout comme cette expression perfide et accentuée fidèle aux sorelois, cette bière se caractérise par un tempérament effervescent, très mousseux et savoureux. Sa robe, élégante, rappelle la couleur des citrouilles de fin d’été. Son nez dévoile un fin mélange d’arômes de citron, miel et abricots qui laisse entrevoir de merveilleuses choses.

En bouche, elle se montre plutôt souple, bien maltée, peu houblonnée, découpée pour ton fin palais. En finale persistante, elle te laisse sur un air contemplatif et bucolique.

J’ai commencé à boire de la bière à Sorel durant mon adolescence et c’est pas cette soreloise qui va mettre fin à ma soif de découvertes; bien au contraire! Si Sorel rafle avec honneur la statistique de la deuxième ville en importance au Canada pour son ratio de bars par habitant, Loup Rouge fait état d’un souci de brasser de la qualité qui peut aisément s’étendre en quantité de déversement, tel le Richelieu dans le Saint-Laurent… La 1642 fait étalage d’un passé houleux et historique, tout comme la fondation de cette ville forteresse.

Alors, la prochaine fois que tu iras à Sorel pour trinquer sur le fleuve en yacht ou le long du Richelieu, avant que tu n’aies entendu «fand’chienne» par trois fois, prends une 1642 de Loup Rouge. Elle saura éponger la soif insatiable de liquide doré qui caractérise si bien les habitants de cette contrée.

** Merci à notre ami, Christian le fond du baril, pour cette collaboration spéciale! **

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