Dr. Mobilo Aquafest, Les Grands Bois

L’influenza a frappé fort cette année, j’avais hâte de boire cette fameuse première gorgée de bière que deux semaines de toux ininterrompue ont tenue en respect.

Pif ! Paf ! Les antibiotiques dans le lavabo, que ne vois-je pas à hauteur d’yeux chez mon détaillant préféré ? Une nouvelle offrande de la brasserie Les Grands Bois.

La Dr. Mobilo Aquafest. Brassée pour le festival du même nom.

Ah ! Comme toutes les bières de ce brasseur, la bonne Docteure se démarque par sa finesse et son équilibre. La robe or et curry est couronnée par une mousse fine et généreuse. Au nez, des arômes de pamplemousse se font d’abord sentir, suivis d’un fond de conifères fort alléchant. Côté papilles, la bière est tout aussi raffinée et bien construite avec ses rappels de fruits et d’épices lointaines.

J’arrive au fond de la bouteille en deux temps, trois mouvements, un mot me revient en tête. C’est la même histoire chaque fois que je décapsule une Grands bois. Un mot sorti des limbes de mon adolescence, alors que j’écoutais un compositeur électroacoustique nommé Francis Dhomont dans le sous-sol de mes parents. (Adolescence aux idées compliquées, j’en conviens…) Ce mot s’écrit comme il se prononce : Palimpseste. Définition ? Un parchemin dont on a fait disparaître l’inscription pour y écrire à nouveau.

Les Grands Bois, pour moi, c’est ça. On fait disparaître cent ans de mauvaises bières et on réécrit la partition. Les recettes sont reconnaissables — telle bière est une ale, telle autre une IPA —, mais c’est fait avec une inventivité rare. La Dr. Mobilo ne fait pas exception. Le brasseur nous prouve une fois de plus sa grande maîtrise.

Docteur, docteur, vite, j’ai besoin de boire !

Santé !

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