Gose-sur-Mer, Le Naufrageur

C’est le printemps, mais au lever du soleil y fait encore très froid. Odeur d’après pluie et de petits bourgeons bien juteux en permanence… C’est la Gaspésie!

Fait froid mais on roule quand même les fenêtres ouvertes. Ça sent trop bon! C’est la vie qui prend vie. C’est le temps qui s’étend. Qui détend. Ma vie qui se transforme. Et transforme tout en même temps. Le silence. L’air pur. La candeur. Et le vent du large qui façonne ce nouveau moi. C’est paisible. C’est une pause de tout. De tout ce qui ne l’est pas.

Je prends une autre gorgée.

C’est la nature qui reprend sa place dans toute sa démesure. Le sublime qui perfore la toile et redonne un sens aux rêves en repoussant la désillusion au loin. Qui redonne le goût de créer. Le goût de cette époque où le temps ne filait pas entre écrans et réseaux sociaux, mais s’étendait plutôt en mots et couleurs sur tableaux de formes et textures inattendues.

Je respire une bonne boufée.

L’air salin. Encore le vent du large et une légère bourrasque florale aux parfums de foin d’odeur qui ravive mes nerfs olfactifs. On y est. C’est les vacances. Les vraies! Des vacances où on prend vraiment le temps. Le temps de lire. Le temps d’écrire. Le temps de manger. De boire! De boire une bonne gose à l’eau de mer tiens! Et pourquoi pas l’accorder avec un délicieux morceau de poisson aux herbes marines ou un bon crabe fraîchement pêché?

Plaisir décuplé.

Le Naufrageur fête ses 10 ans et nous propose, pour l’occasion, rien de moins qu’une immersion. Une immersion dans un terroir maritime unique et un petit jardin bien à eux. Un plongeon en apnée dans la culture locale bien ancrée en leurs modes de brassage, d’autosuffisance, d’audace et de vie.
Et j’y plonge avec joie!

Aucune note de dégustation certains diront? D’autres auront compris ce dont il est question ici : une expérience qui va bien au-delà du goûter et de l’odorat.

Gose-sur-Mer, c’est un voyage par la bière!

Merci beaucoup au Naufrageur de m’y avoir invité!
Et à très bientôt! Santé!

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