Houblon suspension, Y Kombucha

Le kombucha, vous connaissez ? Si oui, vous avez sans doute une opinion bien campée sur le sujet.

Vulgaire thé suri pour les uns, véritable panacée bio-intestinale pour les autres, la boisson ne laisse personne indifférent. Soit on adore, soit on déteste.

Pour ma part, j’aime bien. Le petit goût acide produit par la culture de levures et de bactéries que les aficionados désignent sous le nom de Scoby, l’effervescence, les relents de thé, les parfums ajoutés en deuxième fermentation : tout ça me plait suffisamment pour que j’en arrive à soustraire ma consommation de kombu à celle de bières. Pas que je sorte de rehab, ni que l’alcool affecte ma qualité de vie, mais voilà, faites le calcul, 6 $ la bière lorsqu’on souhaite éviter les blondasses sans âme, on atteint les trois chiffres avant même de recevoir sa prochaine facture d’Hydro.

Quoique point de vue monétaire, vous ne serez pas vraiment gagnant avec le kombu du commerce. Quatre piastres et quelques le 500 ml, il n’y a aucune économie à réaliser là. Sauf que le kombu, hein, c’est pas mal plus facile à fabriquer que de la bière. Quelques poches de thé, du sucre, un grand pot Masson pour y faire patauger votre mère de kombu et le tour est joué !

Et cette idée d’y ajouter du houblon, celle qu’exploite si brillamment le fabricant Y ! Wow ! Sans blague, si vous êtes encore sceptique, vous avez tout intérêt à y promener vos papilles.

Le houblon fait toute la différence. Fruits frais, banane (Saaz ?), mélangés à une acidité mieux calibrée que pour bien d’autres kombuchas que j’ai goûtés, le Houblon suspension sort du lot. C’est moins sucré que pour certains, aussi, et ça descend d’autant plus rapidement.
Le Y n’a pas non plus ce côté décevant qu’ont certaines les bières sans alcool auxquelles j’ai goûtées, ce côté ah-mais-vous-savez-c’est-presque-de-la-bière-faut-juste-se-pincer-un-peu-le-nez*… La boisson de Y ne prétend pas s’apparenter à votre breuvage préféré ; néanmoins, vous y trouverez un équilibre et une sobriété tout à fait surprenants. Il s’agit non seulement du meilleur kombu auquel j’ai goûté, c’est ce qui se rapproche le plus d’une réponse à l’éternelle question : qu’est-ce que je pourrais bien boire pendant que je coupe mes oignons en rondelles à part une belle grosse IPA juteuse ?

Houblon suspension, Y kombucha, donc. Si, comme moi, vous cherchez une alternative à votre bière du mardi, voilà la solution.

Ma première production de kombu arrive à terme, je vais à mon tour faire l’expérience du houblonnage. Je vous en redonne des nouvelles.

*Pour un avis sur une des bonnes bières sans alcool vendue sur le marché : voir l’article du Dégûst’ à propos de la Glutenberg sans alcool…

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