Lollipop, Pit Caribou

Belle robe rosée, voilée… Presque aussi poétique qu’un coucher d’soleil sur L’Anse-à-Beaufils.

Nez très fruité – je dirais même punch aux fruits – à travers duquel on sent presque l’air salin… Un goût de vacances qui s’installe sans aucun regret, aucun bémol. Un léger goût surette et sauvage, certes, mais qui se laisse trèèèèès bien apprivoiser. Rrrrrrwwwarr!

J’ignore s’il s’agit du fait que mon premier séjour en Gaspésie fut largement teinté par les gros cruchons Pit Caribou, ou s’ils ajoutent un ingrédient secret à leur bière afin de nous donner le goût de nous y rendre à nouveau, de nous y retenir… Mystère!

Oui, j’y reconnais un lien évident avec leur Berliner Weisse, mais une seconde fermentation dans laquelle furent ajoutés framboises, fraises et citrons la transforme complètement et en fait une toute autre bière, avec son identité propre. Ça y est, le goût d’en boire une autre me prend.

Souvenir du mystérieux remous marin qui nous entraîne vers le large lorsque la marée change. Le goût du grand air, d’une grande bière… D’un autre verre! On s’en ouvre une autre? Mais non, c’était ma seule. Et j’ai été l’un des chanceux à pouvoir m’en procurer dans ma ville : tout ça seulement parce que je suis passé à mon dép en même temps qu’le livreur!

Failli embarquer dans l’truck pour un aller simple!

Se dégusterait particulièrement bien sur la pièce Limonade de Guillaume Arsenault, ou alors étalée le long de son plus récent album, tout aussi excellent que l’est cette bière! Album qui s’écouterait aussi très bien en montant la 132, pour débarquer au pub de Percé en plein milieu du show pis m’en prendre une autre pinte ben méritée avant de voir l’aube se lever sur le rocher!

Bon. Quand est-ce qu’on part?

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