Pilsner, Riverbend

En voilà une qui me fait tout bonnement penser à mon grand-père. Pas à cause d’la photo d’époque su’a can, ni même à cause des procédés ancestraux entourant la conception de cette délicieuse blonde. Simplement parce que je l’ai jamais vu boire autre chose que de la pilsner. Sans doute le cas de toute une génération d’grands-pères d’ailleurs, mais j’admets aujourd’hui mieux comprendre pourquoi.

Une pils, c’est tout sauf compliqué. C’est doux, floral, sec et digeste. Tout ce qu’on peut souhaiter d’une bonne bière de soif! Et je dois avouer que j’aurais bien aimé partager celle-ci avec lui. Il s’agit, selon moi, d’un parfait exemple de pilsner moderne avec touche historique. Ce style, qui jadis fût boudé de tous, renaît maintenant de ses cendres. Après avoir été pointé du doigt, méprisé et mis de côté par nombre de goûteux aux palets raffinés cherchant explosions de saveurs et arômes distingués, eh bien elle nous revient en force. Et pour le mieux!

Non seulement elle nous arrive revampée d’une couche historique et fidèle aux traditions de l’époque, mais aussi plus contemporaine que jamais! Et nous en avons ici un parfait exemple : le saaz québécois offre un aspect floral et herbacé typique au style alors que le loral ouvre les portes vers un poivré-épicé bien plaisant! Rien de trop prenant, juste suffisant pour remplir la bouche et le nez de faveurs invitantes et printanières. Une bonne blonde légère, à l’aura céréalière, qui nous envoûte de ses si délicats parfums. Croquante, certes! Mais aussi munie d’une belle finale végétale qui rappelle les doux parfums de pollen saisonniers…

Une douce ballade dans un champ d’orge toé! Coucher d’soleil pis toute la patente. Ça donne le goût d’non seulement s’en boire 2 cans d’affilée, mais d’en acheter à l’année!

Santé grand-p’pa!

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